- Amanda Biot : Masques et utopies, de quelques œuvres de quelques écrivains marseillais, de Victor Gelu à André Roussin
L’Occitanie est un pays rêvé, l’utopie cependant sera plus souvent amoureuse que politique.
Au-delà d’une parenté d’inspiration entre écrivains occitans, ici marseillais, nous trouvons la blessure d’hommes dont l’identité profonde est obligatoirement méprisée par leur identité officielle (p. 57).
- René Rougerie : Visages de Saint-Pol-Roux
« Saint-Pol-Roux écrira à André Suarès : « Nous sommes les deux poètes du soleil » »
« L’homme, écrit-il, est sous le masque » (p. 66).
- Robert Parienté : André Suarès et la Méditerranée
« Sa voix venait de trop haut pour trouver un écho dans le marais des lettres ». « …il ne verra pas son « Eldorado » » (p. 82).
- Francisca Mancebo : Jòrgi Reboul : premiers itinéraires en poésie
Une étude littéraire, linguistique, des premiers recueils poétiques de J. Reboul, car « Nous avons l’impression que ses débuts dans l’écriture sont essentiels à la compréhension de l’univers poétique qu’il a structuré tout au lond de son œuvre » (p. 90).
- Jean-Xavier Ridon : Antonin Artaud et la culture des Indiens Tarahumaras
« Ce que je me propose d’analyser, c’est le type de rapports que le poète établit avec cette extériorité » et de citer : « Le thème du voyage rejoint alors celui de l’identité » (p. 110).
- Pierre Grau : Pierre Rouquette, homme de lettres, divulgateur de la culture catalane, a Marseille
« Il est surtout un périodiste fécond, en français et en oc (…) développant les deux thèmes de la culture provençale et occitane et celui de la culture catalane, qu’il réunit dans la transcendance d’un Humanisme méditerranéen » (p. 122).
- Amanda Biot : Ils ont écrit avec la mer
Georges Blond et Edouard Peisson, tous les deux furent marins. « Il fait bon courrir le monde » écrit Peisson, mais l’émotion du touriste est pauvre car, dit Blond, « …ce qui manque est essentiel. C’est tout bonnement l’insécurité » (p. 129).
- Jeannine Baude : Louis Brauquier, Gabriel Audisio, une amitié exemplaire
« … les écrits, les voyages, les exils, les amours dont s’entretiennent régulièrement les deux auteurs dessinent un portrait des plus captivants de notre ville et de son horizon élargi à la Méditerranée, à la Grèce Antique, aux terres lointaines » (p. 140).
- Jean-Claude Latil : Le roman policier marseillais aujourd’hui
Ecrits en occitan ou en français, les romans policiers marseillais disent : « Oui, nous avons des problèmes, oui la misère est un handicap sérieux, mais l’impossibilité de remplir son rôle de citoyen l’est aussi, et cela est un mal importé ». Et le mépris de la langue occitane a des conséquences sur la qualité de l’écriture française (p. 148).
- Maria Angeles Cipres : Lecture des poèmes de Pierre Garnier : Marseille, un reportage (1993)
« Pierre Garnier est un poète du Nord considéré comme l’initiateur du spatialisme en France ». « Le centre du recueil est le mot Marseille. Comme dans tout paysage urbain ou campagnard, le poète souligne sa double dimension horizontale et verticale » (p. 166).
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